laboratoire Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française (ATILF)
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III. Orientation scientifique

Les champs de réflexion et les différents travaux menés au sein de l’équipe se rejoignent sur la nature des phénomènes étudiés et la gestion de la complexité pour l’analyse (intégration et composition).

Nature des phénomènes étudiés
L’équipe Discours a comme domaine empirique l’étude de phénomènes de type discursif, c’est-à-dire relatifs à la production et à l’interprétation d’énoncés non isolés. Le cotexte et le contexte (de production et/ou d’interprétation) de ces phénomènes font partie des éléments à prendre en compte pour l’analyse de leurs propriétés. Les travaux faits au sein de l’équipe relèvent donc pour la plupart d’entre eux de ce que l’on range habituellement sous les termes de linguistique textuelle, macrosyntaxe, pragmatique, énonciation, cohérence et cohésion. Concrètement, cela a deux conséquences :
(i) les phénomènes décrits, même s’ils correspondent à un morphème (par exemple l’aspect verbal et dans une certaine mesure la syllabe), à un lexème (les particules, l’adjectif, les connecteurs, les pronoms, les noms, etc.), sont décrits en tant qu’ils impactent la structure du discours ou sont impactés par elle ;
(ii) les contraintes de production et d’interprétation de ces phénomènes prises en compte peuvent être inhérentes aux éléments décrits, ou peuvent être extérieures à eux et relever de stratégies ou de configurations mentales (âges, pathologies, émotions, etc.) et situationnelles particulières (monologue, interaction, écrit, oral, spontané ou non, diachronie, traduction, etc.)

Intégration et composition
Les situations, les supports, les objets étudiés sont divers, mais les projets rencontrent tous la question principale des rapports de collaboration ou de tension entre composition et intégration, qui sont deux processus mettant en jeu les relations entre des unités simples et des unités complexes, les secondes englobant les premières. Par composition, il faut comprendre que le discours, en tant qu’unité complexe, peut être analysé comme la combinaison de constituants plus simples, selon certaines opérations et certaines contraintes liées aux constituants eux-mêmes. Un autre point de vue, l’intégration, peut s’intéresser à l’inverse aux effets de contraintes globales sur les phénomènes plus locaux. Les constituants d’une unité discursive sont vus comme intégrés dans une structure qui les dépasse et qui n’émane pas de leurs propriétés intrinsèques.


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