laboratoire Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française (ATILF)
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Article du Mélanges 1976

DISCURSIVE AND COMMUNICATIVE FUNCTIONS OF NON-VERBAL COMMUNICATION

RILEY, Philip


L’objet de cet article est de clarifier quelques-uns des présupposés de la recherche menée au C.R.A.P.E.L. sur le discours oral.

Le premier de ces présupposés concerne le modèle global de la communication que nous avons provisoirement décidé d’adopter. Nous faisons l’hypothèse que, dans la description de l’interaction communicative, les composantes verbale, paraverbale et non-verbale de la communication se définissent non en terme d’une hiérarchie qui attribuerait un rôle principal à l’une d’entre elle et des rôles secondaires aux deux autres (c’est, typiquement, l’hypothèse de travail des linguistes qui tiennent la composante verbale comme primordiale), mais en termes d’un système dont chacune d’entre elles constitue un des termes.

Le deuxième présupposé concerne la nature de la composante non-verbale. Nous faisons ici l’hypothèse que les messages non-verbaux peuvent être analysés en unités significatives et en unités distinctes, mais que les dernières ne peuvent être analysées en traits définitifs (sur le modèle des traits distinctifs des phonèmes), et que, par conséquent, l’étude de la composante non-verbale doit dès le départ être une étude du type "émique" et non "étique".

En outre, nous faisons l’hypothèse méthodologique que les éléments non-verbaux peuvent être subdivisés en trois catégories principales, les signaux ("emblems"), les gestes ("gestures"), et les indices ("indices"), et que ces trois catégories doivent être maintenues séparées dans l’analyse, la catégorie "gestes" semblant, par ailleurs, la plus directement liée à l’interaction communicative.

Le troisième présupposé concerne la structure de l’interaction communicative. Nous faisons l’hypothèse que cette structure est bipartite : elle comporte à la fois un niveau "discursif" (actes discursifs décrits en termes de prise de parole, de rôles d’interactants, etc...), et un niveau "communicatif" (actes communicatifs décrits en termes de valeur illocutoire). Cette double structure se trouve réalisée par l’ensemble des manifestations verbales, paraverbales et non-verbales qui constituent la communication, et en détermine par conséquent les fonctions respectives.

Outre leur intérêt direct pour l’analyse du discours oral, ces trois présupposés nous semblent permettre une meilleure orientation des recherches dans des domaines aussi divers que la pédagogie des langues, la sociolinguistique et même la psychiatrie.


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DISCURSIVE AND COMMUNICATIVE FUNCTIONS OF NON-VERBAL COMMUNICATION


2005-05-30 15:20:19

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