laboratoire Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française (ATILF)
CNRS Université de Lorraine

Membre de
ILF
FEDER


Article du Mélanges 1989

KEEPING SECRETS : ESP/LSP AND THE SOCIOLOGY OF KNOWLEDGE

RILEY, Philip


L’article analyse les notions de "spécialité" et de "spécificité" telles qu’elles sont utilisées dans les expressions du type "Langue de spécialité" ou "Anglais pour objectifs spécifiques". On y montre que la spécificité d’une variété donnée de langue n’est pas une caractéristique objective ou absolue définie par ses structures formelles, ses thèmes et ses normes. La "spécificité" est plutôt le résultat d’une relation précise entre le discours et les locuteurs. entre deux cultures, ou deux univers de connaissance. I1 n’est donc pas trés économique de s’engager dans des descriptions détaillées des caractéristiques linguistiques de variétés spécifiques de langue. I1 est plus important de situer le problème dans le cadre d’une théorie générale de la sociologie du savoir au moyen de questions du type: "spécialisé pour qui ?", "qui sait quoi ?" et "quelles sont les modalités d’acquisition et d’utilisation des connaissances ?".

Une théorie de la sociologie du savoir sera nécessairement relative à l’individu et à la distribution sociale du savoir. Mais elle sera nécessairement une théorie du discours puisque le langage interactif est l’instrument principal par lequel le savoir, spécialisé ou non, est acquis, mémorisé et utilisé par les individus. Le didacticien préoccupé de langue de spécialité doit poser deux questions fondamentales. La première concerne l’asymétrie du discours: le discours contient-il ou suppose-t-il un savoir que l’apprenant ne possède pas ? La seconde concerne le degré de collaboration : le discours essaye-t-il de faire partager le savoir aux non-initiés?


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KEEPING SECRETS : ESP/LSP AND THE SOCIOLOGY OF KNOWLEDGE


2005-05-31 15:42:36

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