laboratoire Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française (ATILF)
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FEDER

Moyen Français et Français Préclassique - Outre-ciel



Attesté en 1936 chez Léopold Sédar-Senghor.
Outre- "au-delà" : le deuxième élément de composition indique souvent un obstacle, une limite difficile, voire impossible à franchir.

Commentaire

Contextes illustratifs

 

  • L’homme médiéval se représentait l’univers comme des sphères emboîtées les unes dans les autres dont la plus haute était le siège de Dieu. L’existence de quelque chose au-delà du ciel le plus haut était donc une idée inconcevable.

 

  • Le ciel souverain est le premier en descendant et est le desrenier en montant, et pour ce il est appellé le .VIIIe. espere, car selon Aristote nulle espere n’est outre. (Nicole Oresme, Le Livre du ciel et du monde, entre 1370-1377, page 384)

 

  • Selon les Grecs, les deux rochers de part et d’autre du détroit de Gibraltar étaient la fin de la terre. Ils furent érigés par Hercule comme témoins de son voyage le plus lointain. Dans l’Antiquité, ils étaient connus comme les « colonnes d’Hercule ». On raconte par ailleurs que Hercule y fit mettre l’inscription non plus ultra « pas plus loin » pour indiquer qu’on pouvait aller jusqu’ici, aux frontières de la terre, mais pas au-delà.

(Traduction d‘après Duden, n°12, Zitate und Aussprüche. Mannheim 2002, s.v. nonplusultra)


 

  • Ce sont coulombes haultes qui soustiennent ymages qui en leurs mains tiennent clefs contrefaictes, pour donner a entendre que c’est la fin de la terre habitable, et que nulz ne voit ["aller"] oultre devers celle partie. Et pour ce encore appelle on les coulombes dessusdites les bonnes de Hercules (Evrart de Conty, Le Livre des eschez amoureux moralisés, vers1400, page 576)
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