laboratoire Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française (ATILF)
CNRS Université de Lorraine

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FEDER

Moyen Français et Français Préclassique - Soif


Du latin sitis, attesté en français dès la fin du 11e siècle.

Commentaire

Contextes illustratifs

  • Besoin naturel d’hydratation

 

  • Auchuns sont qui ne scevent escouter se non a bouche ouverte et, comme se par la bouche le sens de la parole deust entrer, euvrent ilz le palais a la voix de chelui qui parle. Les aultres, encores que pis vault, en besongnant ou en escoutant, comme chiens quant ilz ont soif, boutent hors la langue a chaschune fois qu’ilz font quelque chose, comme s’ilz volsissent en tournoiant lecier ung pot.

(Jean Daudin, De la Erudition, 1360, page 248)

  • Besoin ou désir de boire de l’alcool

 

  • Et pour ce, aucuns qui se veulent fort delicter en boire, manguent choses salees pour avoir soif, qui est tristece. Et par ce leur appert plus grande la delectacion que il ont en boire. (Nicole Oresme, Le Livre de Ethiques d’Aristote (Commentaires), 1370, page 408

 

  • Car à contempler à quoy tend l’usage de l’un et de l’autre : le pain sert à appaiser la fain et le vin à estancher la soif. Or la soif (dit Aristote) n’est qu’un desir naturel de froid et humide (lesquelz deux vous savez estre qualitez propres de l’eau) ce desir causé (dit Galien) d’abondance de chaleur ou de secheresse.

(Jacques Gohory, Devis sur la Vigne, vin et vendanges, 1549, f° Biij)

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