laboratoire Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française (ATILF)
CNRS Université de Lorraine

Membre de
ILF
FEDER

Mots du TLFI

ENCHEVÊTREMENT, subst. masc.


ENCHEVÊTREMENT, subst. masc.
Action d’enchevêtrer ; état de ce qui est enchevêtré.
A. [En parlant d’inanimés concr.] Ensemble de choses, d’éléments mêlés les uns aux autres d’une façon désordonnée. Enchevêtrement de fils, de ruelles, de voitures ; enchevêtrement inextricable. Synon. embrouillement. Il y avait un tel enchevêtrement de fils de fer et de branches cassées que le tout constituait encore un obstacle sérieux pour les assaillants (BORDEAUX, Fort de Vaux, 1916, p. 28). Un étrange enchevêtrement de branches s’enfonce épaissement dans l’eau noire (GIDE, Voy. Congo, 1927, p. 700) :
1. ... je suis monté dans le grenier, énorme enchevêtrement, à plusieurs étages, de charpentes pittoresques comme en recouvrent tous ces grands toits d’ardoise des bords du Rhin.
HUGO, Le Rhin, 1842, p. 149.

B. Au fig. [En
parlant de notions abstr.] Ensemble désordonné, incohérent. Enchevêtrement
d’idées, de mensonges, de phrases ; l’enchevêtrement d’une intrigue.
Synon.
confusion, désordre. Cette péninsule balkanique (...) a été livrée à
un tel enchevêtrement de races
(VIDAL DE LA BL., Princ.
géogr. hum.,
1921, p. 189). Je voudrais que l’on y reconnût, à
travers l’enchevêtrement des thèmes, la mélodie particulière du romantisme

(BÉGUIN, Âme romant., 1939, p. XVII) :

2. Quand on jette un premier regard sur l’ancienne administration du royaume, tout y paraît d’abord diversité de règles et d’autorité, enchevêtrement de pouvoirs.
TOCQUEVILLE, Anc. Rég. et Révol., 1856, p. 99.

Prononc. et Orth. : [()].
Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. 1564 (LIEBAULT,
Mais. rust., p. 155 ds GDF. Compl.). Dér.
de enchevêtrer* ; suff. -(e)ment1*. Fréq. abs.
littér. :
187.

  Annuaire | Contact | Courriel | Intranet | Plan d'accès | Autres sites | Crédits | Mentions légales