laboratoire Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française (ATILF)
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Mots du TLFI

RÉEL, -ELLE, adj. et subst. masc.


RÉEL, -ELLE, adj. et subst. masc.
I. Adjectif
A. 1. PHILOS. Qui existe d’une manière autonome, qui n’est pas un produit de la pensée. Anton. abstrait, idéal, intellectuel. Ce sont eux [les substantifs] qui représentent toutes les idées qui ont dans notre esprit une existence qui leur est propre, tant celles des êtres réels que celles des êtres purement intellectuels (DESTUTT DE TR., Idéol. 2, 1803, p. 58). Une seconde thèse pose les êtres de l’expérience externe, représentés dans l’étendue et la durée, et les pose réels, ou existants pour eux, indépendamment de cette représentation particulière que nous en avons. C’est la réalité du monde (RENOUVIER, Essais crit. gén., 3e essai, 1864, p. XLIV).
En partic. Qui est dégagé de la subjectivité du sujet. Pour être réelles les idées ou notions doivent pouvoir être dépouillées de tout ce qui tient à la subjectivité sensible et de tous les caractères phénoméniques qu’y rattache l’âme sensible en s’en emparant (MAINE DE BIRAN, Journal, 1822, p. 368).
2. Synon. de matériel, physique2. D’autre part, et bien que le phonème soit une entité abstraite, il est indéniable qu’il existe un rapport direct entre /p/ et [p] (...). Ce support réel fait défaut quand il s’agit d’un système flexionnel, qu’il soit verbal ou nominal (Langage, 1968, p. 795).
THÉOL. Présence réelle de J.-C. V. présence I A 1 b ex. de Théol. cath.
3. a) Qui existe, qui se produit effectivement, qui n’est pas un produit de l’imagination. Anton. fictif, imaginaire. [Avec les dessins de Goya] on se sent transporté dans un monde inouï, impossible et cependant réel (GAUTIER, Tra los montes, 1843, p. 118) :

1. ... je me créai un fantôme de femme pour l’adorer. Je m’épuisai avec cette créature imaginaire, puis vinrent les amours réels avec qui (je) n’atteignis jamais à cette félicité imaginaire dont la pensée était dans mon âme.
CHATEAUBR., Mém., t. 4, 1848, p. 796.

b) Qui appartient à la nature, qui a lieu en tant que processus physique. Anton. théorique. Signalons toutefois que J. Laval (1956) a obtenu des résultats très nouveaux en considérant non le solide continu, mais le solide formé d’atomes distincts. Un solide réel n’est purement élastique que pour des sollicitations faibles (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 2, 1964, p. 187).
Expérience réelle/expérience de pensée. Les expériences réelles ont beau se rapprocher des expériences de pensée, elles restent imparfaites (A. ASPECT ds Le Monde quantique, Paris, éd. du Seuil/Sciences et avenir, 1984, p. 138).
Gaz réel/gaz parfait. Le gaz parfait représente en réalité l’état idéal et fictif qui serait celui d’un gaz réel à très basse température et à très haute pression (J. ROSMORDUC, Une Hist. de la phys. et de la chim., Paris, éd. du Seuil, 1985, p. 175).
OPT. Image réelle/image virtuelle. V. image I A 2.
c) MATH. Nombre réel (p. oppos. à nombre imaginaire). Tout nombre, rationnel ou irrationnel, qui peut être représenté par une longueur déterminée sur une droite à partir d’une origine. Les nombres réels sont donc l’ensemble ou mieux le corps des nombres entiers, ou fractionnaires, positifs ou négatifs, rationnels ou irrationnels (LAL. 1968).
P. méton., GÉOM. Dont les coordonnées sont des nombres réels. Courbe réelle ; points réels. (Dict. XXe s.).
d) MUS. Note réelle. Note d’une mélodie faisant partie des accords qui l’accompagnent. [Des] accords dissonants dont de longues appogiatures, remplaçant la note réelle de l’harmonie, augmentent encore la cruauté (BERLIOZ, À travers chants, 1862, p. 311).
4. [En parlant de phénomènes non physiques, de faits] Dont l’existence est établie, indiscutable. Synon. certain, évident. Les fruits de ces travaux [du médecin, de l’avocat, du juge] ne sont-ils pas réels ? Ils sont tellement réels, qu’on se les procure au prix d’un autre produit qui est matériel, auquel Smith accorde le nom de richesse, et que, par ces échanges répétés, les producteurs de produits immatériels acquièrent des fortunes (SAY, Écon. pol., 1832, p. 124). Toute langue se modifie, évolue à chaque instant. Cette évolution, quelque imperceptible qu’elle soit pour les sujets parlants, n’en est pas moins réelle (Langage, 1968, p. 777).
B. Qui est conforme à l’essence de la chose (par opposition à ce qui est cru, à ce qui est dit, affirmé).
1. Qui est tel qu’il est. Synon. vrai ; anton. apparent, artificiel, fictif. Le mouvement réel des planètes ; la vie réelle. Je prévis bien que la fiction n’empêcherait pas le public de vouloir chercher à définir mon moi réel à travers le masque du vieillard (SAND, Hist. vie, t. 4, 1855, p. 298). Il y a aujourd’hui un décalage évident entre le langage des syndicats de salariés et leur action réelle (REYNAUD, Syndic. en Fr., 1963, p. 190).
Besoins réels (p. oppos. à besoins artificiels, factices). Par besoins réels, j’entends ceux à la satisfaction desquels tiennent notre existence, notre santé et le contentement de la plupart des hommes ; ils sont opposés à ceux qui proviennent d’une sensualité recherchée, de l’opinion et du caprice (SAY, Écon. pol., 1832, p. 448).
2. Spécialement
a) ÉCON. [P. oppos. à nominal] Qui est déterminé par l’état du marché au moment de l’échange et non pas d’après la valeur théorique fixée a priori. Revenu, salaire réel ; valeur réelle d’une action. [Les] taux réels ne s’opposent pas à des imaginaires, mais aux taux « nominaux ». Les taux nominaux sont ceux qui sont affichés sur les étiquettes des marchés, et qui sont réellement payés par l’emprunteur. Pour obtenir les taux réels, les calculateurs malicieux déduisent du taux nominal celui des inflations (Le Monde, 7 nov. 1987, p. 27, col. 6).
Capital réel. Capital qui peut effectivement être échangé contre des liquidités. Le capital nominal fut de dix millions, capital réel sept, trois millions appartenaient aux fondateurs et aux banquiers chargés de l’émission des actions (BALZAC, Mais. Nucingen, 1838, p. 641).
b) DR., POL. Qui est effectif, qui a les moyens d’être mis en œuvre. La mise en œuvre peut être confiée à un organisme doté de pouvoirs réels et d’une réelle autonomie (GINESTET, Ass. parlem. eur., 1959, p. 41).
Égalité réelle (p. oppos. à égalité de droit). Avec l’inégalité d’éducation, je vous défie d’avoir jamais l’égalité des droits, non l’égalité théorique, mais l’égalité réelle, et l’égalité des droits est pourtant le fond même et l’essence de la démocratie (FERRY, 1870 ds Fondateurs 3e Républ., p. 251).
Libertés réelles (p. oppos. à libertés bourgeoises, libertés formelles). [Dans l’idéol. marxiste] Libertés qui se voient garantir les conditions matérielles de leur exercice. (Ds Marxisme 1982, s.v. liberté).
c) POL. Pays réel (p. oppos. à pays légal). Qui est exclu de la participation au suffrage universel. L’émeute passée par les armes, la rue Transnonain, les conseils de guerre, l’absorption du pays réel par le pays légal, le gouvernement de compte à demi avec trois cent mille privilégiés, sont le fait de la royauté (HUGO, Misér., t. 2, 1862, p. 17). Pays réel Qui ne se reconnaît pas dans la représentation parlementaire. V. pays C 1 ex. de Huyghe :

2. Sous le prétexte que, même en multipliant les élections ou les referendums, on n’est jamais sûr que les décisions des gouvernants expriment la volonté populaire du moment, on déniera l’autorité de celles-ci. Dès lors, on a beau jeu à opposer la nation au parlement, le « pays réel » au « pays légal » (vocabulaire de droite), les « masses » au gouvernement anti-démocratique (vocabulaire de gauche).
VEDEL, Dr. constit., 1949, p. 143.

Socialisme* réel.
d) GRAMM. Sujet* réel (p. oppos. à sujet apparent).
3. [Exprime la certitude que l’on a d’un fait, d’une affirm.] On danse chez elle jeudi prochain. C’est singulier ! murmura-t-on à la ronde. Soit, mais c’est vrai, réel, incontestable (PONSON DU TERR., Rocambole, t. 2, 1859, p. 494).
[En fonction d’épith., est gén. antéposé] Ce serait un réel malheur pour le pays (DU CAMP, Hollande, 1859, p. 203). Il se décida seulement à tenter l’aventure, lorsqu’il se fut bien prouvé qu’il avait un réel intérêt à le faire (ZOLA, Th. Raquin, 1867, p. 33). Bien que de grandeur relative bien moins considérable que dans le cas du matériel précité, la résistance de l’air s’exerçant sur un train en marche n’en prend pas moins une réelle importance aux grandes vitesses (BAILLEUL, Matér. roulant ch. de fer, 1951, p. 160).
C. 1. DR. Relatif aux choses, aux biens, et non aux personnes. Anton. personnel. La loi détermine les principes fondamentaux (...) du régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales (Constitution de 1958, art. 34 ds FOULQ.-ST-JEAN 1962) :

3. Il ne faut que le lire [le premier plan des assemblées provinciales] avec un peu d’attention pour s’apercevoir qu’on n’y avait pas égard à l’ordre personnel des citoyens. Il n’y était question que de leurs propriétés, ou de l’ordre réel [it. ds le texte]. C’était comme propriétaire et non comme prêtre, noble ou roturier, qu’on devait être appelé dans ces assemblées...
SIEYÈS, Tiers état, 1789, p. 51.

Impôt réel. ,,Impôt visant à atteindre un élément économique sans considération de la situation personnelle du contribuable`` (GDEL). Le partage entre la préoccupation de justice et le souci de productivité a fait varier à partir du XIXe et du début du XXe siècle, la place respective de l’impôt personnel et de l’impôt réel, des contributions sur la fortune et le revenu, d’une part, sur les transactions et la consommation, d’autre part (H. LAUFENBURGER, Hist. de l’impôt, 1954, p. 7 ds ROB. 1985).
Offre réelle. V. offre B 1 b.
2. PHILOS. (scolast.). Définition réelle ou de choses (p. oppos. à définition nominale [trad. l’oppos. definitiones quid rei/definitiones quid nominis]) (LAL. 1960, s.v. définition). V. nominal I A 1 g ex. de THINÈS-LEMP. 1975.
II. Subst. masc.
A. 1. Ce qui existe indépendamment du sujet. Synon. réalité. V. réalité II A 1 ex. de Lacroix.
[Désignant l’univers physique] Avant les développements révolutionnaires de la physique moderne, on a dépensé beaucoup de peine pour vouloir à toute force faire sortir les mathématiques de vérités expérimentales, notamment d’intuitions spatiales immédiates ; mais (...) la physique des quanta a montré que cette intuition « macroscopique » du réel couvrait des phénomènes « microscopiques » d’une tout autre nature (Gds cour. pensée math., 1948, p. 46).
2. Environnement matériel de l’homme. Peu à peu à cette hallucination succéda un regard moins égaré et moins grossissant. Le réel se faisait jour autour de lui, lui heurtait les yeux, lui heurtait les pieds (HUGO, N.-D. Paris, 1832, p. 99). Platon est un poète amoureux du réel, de ce que le sens commun appelle la réalité, du monde sensible, le monde des couleurs, des formes et des sons. Platon fut, tout au long de sa vie, ardemment épris de ce monde physique admirable dans lequel nous vivons (A. BONNARD, Civilisation gr., Paris, éd. A. Mermoud, 1980, p. 621).
3. Environnement social de l’homme. Synon. réalité ; anton. idéal, imaginaire, rêve. Quand les jouissances matérielles ne seront plus là pour user votre force oisive, quand le réel et le quotidien vous manqueront (MUSSET, Confess. enf. s., 1836, p. 89). Des sujets introvertis (...) plus ou moins désinsérés du réel concret (DELAY, Psychol. méd., 1953, p. 204).
[Opposé à l’idéal, à la vie subjective] Échapper au réel. Il y a de quoi devenir fou ! C’est un entraînement fatal où l’inconnu vous attire comme le feu follet fuyant sur les joncs d’une eau morte... Reprenons pied sur le réel (NERVAL, Filles feu, Sylvie, 1854, p. 597) :

4. Et j’ai toujours eu un tel effroi du présent et du réel dans ma vie que je n’ai jamais représenté par l’art une émotion douloureuse ou ravissante dans le temps même que je l’éprouvais, cherchant à fuir dans le ciel de la poésie cette terre dont les ronces m’ont à chaque pas déchiré les pieds...
VIGNY, Journal poète, 1830, p. 903.

B. Rare. Le réel de qqc. Caractère réel, effectif, positif (de quelque chose). J’abandonne aux romantiques leurs visions et je ne m’occupe maintenant que du positif, du réel de ce qui se passe dans mon cœur (M. DE GUÉRIN, Corresp., 1829, p. 29).
Le réel de la vie (vieilli). Les événements quotidiens. On dirait que c’est la réponse des caractères durs aux cœurs sensibles, que c’est le réel de la vie qui vient flétrir et repousser les vœux des ames généreuses (STAËL, Corinne, t. 2, 1807, p. 145).
Prononc. et Orth. : []. Ac. 1694 : reel en vedette, réel dans le texte ; 1718 : reel ; dep. 1740 : réel. Étymol. et Hist. I. Adj. A. Dr. (p. oppos. à personnel) « qui concerne les choses, les biens, et non les personnes » 1283 (PH. DE BEAUMANOIR, Coutumes Beauvaisis, éd. A. Salmon, § 228 : demandes ... personeus ... demandes reeles) ; 1289 (Pacte de Jean II et de l’abbé de Redon à la suite de La très ancienne coutume de Bretagne, éd. M. Planiol, Rennes, 1896, p. 340 : actions ... personeles ... actions reales) ; 1312-25 (La très ancienne coutume de Bretagne, éd. citée, p. 108 : action réel) ; 1448 (Sentence du lieuten. du bailli d’Am. ds A. THIERRY, Mon. inéd. de l’hist. du Tiers État, III, 547 ds GDF. Compl. : droit raiel) ; 1611 tailles réelles (COTGR.) ; 1930 impôt réel (Lar. comm., s.v. impôt) ; 1961 contrat réel (Lar. encyclop., s.v. contrat). B. Fin XIVe s. real sens ? (ROQUES t. 2, n o 10261 : realis ... le ... real) ; 1. a) ca 1485 real « qui existe effectivement » (Mistere du Viel Testament, éd. J. de Rothschild, 25263 : a la realle verité) ; 1580 reel (MONTAIGNE, Essais, II, 12, éd. Villey-Saulnier, p. 601) ; b) 1575 théol. (THEVET, Cosmographie, VI, 9, f o 173 v o : reale presence du corps et sang de nostre Seigneur) ; 1643 présence réelle (v. présence) ; c) 1765 opt. foyer réel (Encyclop. t. 16, p. 38a) ; 1872 image réelle (LITTRÉ Add.) ; d) 1829 math. quantités réelles (COUSIN, Hist. philos. XVIIIe s., t. 2, p. 410) ; 1872 nombre réel (LITTRÉ Add.) ; e) 1835 mus. parties réelles (CHÉRUBINI, Cours contrepoint et fugue, p. 59) ; 1862 notes réelles (BERLIOZ, loc. cit.) ; f) 1932 gramm. sujet réel (Gramm. de l’Ac. fr., p. 28) ; g) 1964 géom. point réel (Lar. encyclop.) ; h) 1964 chim. gaz réels (ROB.) ; i)1968 informat. temps réel (BAUDHUIN) ; 2. a) 1688 « conforme à sa définition, authentique, véritable » (LA BRUYÈRE, Caractères, chap. 8 ds Œuvres, éd. G. Servois, 3e éd., t. 2, p. 236 : les chagrins cachés, mais réels) ; b) 1831 (antéposé au nom) « appréciable, sensible, notable » (LAMART., Corresp., p. 223 : une réelle et rare supériorité d’esprit, d’âme) ; 3. a) 1807 comm. valeur réelle (p. oppos. à valeur nominale) (DESTUTT DE TR., Comment. sur Espr. des lois, p. 366) ; b) 1870 définition réelle (p. oppos. à définition nominale) (Lar. 19e, s.v. définition) ; c) 1952 salaire réel (p. oppos. à salaire nominal) (Le Monde, 19 janv., p. 10d : l’indice des salaires réels) ; 4. 1843 « qui a, qui présente les apparences de la réalité » (GAUTIER, loc. cit.). II. Subst. A. Dr. 1312-25 « ce qui concerne les biens (p. oppos. à personnel subst.) » (La très ancienne coutume de Bretagne, éd. citée, p. 111 : Tortfait pout estre fait ... sur le réel ou sur le personel), rare. B. 1657-62 « les choses ; les faits réels, la vie réelle » (PASCAL, Pensées, éd. L. Lafuma, n o 667 : il faut de l’agréable et du réel). Empr. au b. lat. realis « réel, effectif » (IVe s., MARIUS VICTORINUS d’apr. E. PERUZZI ds Z. rom. Philol. t. 69, 1953, p. 204, note 1) ; lat. médiév. philos. « réaliste » (XIIe s. d’apr. PERUZZI), lat. scolast. « réel, qui existe par soi-même » (3e quart XIIIe s., Thomas-Lexikon), lat. jur. « qui concerne les biens (p. oppos. à personalis) » actio realis (1198-99 ds Mittellat. W., I, 132, 24). Realis est dér., au moyen du suff. -alis (-al*), du lat. class. res « chose, objet, être, fait, réalité ; ce qu’on possède, bien, avoir ». Fréq. abs. littér. : 7 854. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 9 264, b) 6 350 ; XXe s. : a) 9 117, b) 16 613. Bbg. BERTINI (M.-T.), TALLINEAU (Y.). Petit vocab. Informatique (L’) nouvelle. 1977, n o 80, p. 24. L’Informat. entre à l’Académie... Informatique et gestion. 1981, n o 121, p. 20 (s.v. temps réel). MARTZLOFF (Ch.). La Réalité du temps. Informatique et gestion. 1972, n o 35, p. 77. Vocab. (Le) informat. s’enrichit. O1 Hebdo. 12 janv. 1981, n o 627, p. 12 (s.v. temps réel).

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