laboratoire Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française (ATILF)
CNRS Université de Lorraine


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Revue Verbum

Appels à contributions

Appels à contributions


Trois appels à contributions pour numéros thématiques sont actuellement en cours :

La prédication.
Numéro coordonné par Laure Gardelle et Denis Vigier.

Le sujet dans la langue. Théorie des blocs sémantiques et Théorie argumentative de la polyphonie.
Numéro coordonné par Alfredo Lescano.

Perspective fonctionnelle de la phrase : du Cercle linguistique de Prague à la Linguistique textuelle.
Numéro coordonné par Guy Achard-Bayle et Anne-Marie Chabrolle-Cerretini.


La prédication.

Numéro coordonné par Laure Gardelle et Denis Vigier


Présentation

Ce numéro fait suite à deux journées d’étude organisées à Lyon (Université Lumière Lyon 2 et École Normale Supérieure de Lyon) par l’équipe Syntaxe, Sémantique, Sémiotique (http://icar.univ-lyon2.fr/pages/equ...) de l’UMR ICAR, en janvier 2013, sur le thème « La prédication : notion inutile ou indispensable ? ».
Héritée de la logique aristotélicienne, lestée du poids de la tradition scolastique, remodelée par la logique de Port-Royal, transmise à la grammaire moderne au prix de réaménagements et de recompositions diverses, la notion de prédication peut apparaître aujourd’hui hétérogène, disparate voire confuse. Ne serait-elle pas finalement qu’une survivance non encore éliminée, de l’époque, qui va d’Aristote à Port-Royal, où toute la grammaire était fondée sur la logique (L. Tesnière, Eléments de syntaxe structurale) ? On conçoit que d’aucuns souhaiteraient aujourd’hui la voir mise au rang des thèmes de réflexion obsolètes en linguistique ou en sémiotique.
Mais on pourrait aussi tirer argument de l’impressionnante longévité de cette notion – qui a traversé deux mille ans de réflexion grammaticale pour arriver jusqu’à nous – et de sa malléabilité pour la considérer au contraire comme un outil qui, malgré les critiques et les attaques, a montré de facto son caractère indispensable pour l’analyse linguistique.
A chaque niveau de l’analyse linguistique, la notion de prédication suscite dans tous les cas bien des interrogations :
– Au niveau catégoriel : les parties du discours possèdent-elles des « prédispositions » aux fonctions de sujet (logique) et/ou de prédicat (logique) ?
– Au niveau morpho-syntaxique : comment définir la relation qui unit le syntagme nominal sujet au syntagme verbal ? Comment articuler ce niveau avec le niveau sémantico-logique ? Comment prendre en compte les phrases averbales et qu’en est-il de la prédication seconde ?
– Au niveau informationnel, la distinction sujet - prédicat est-elle « soluble » dans d’autres couples d’oppositions telles que support - apport, thème - rhème, topique - commentaire ?
– Aux niveaux énonciatif et pragmatique, quel statut donner à la prédication dans les relations qu’elle entretient avec l’affirmation et la négation ? Avec l’assertion et l’interrogation ? Quelle articulation envisager entre acte prédicatif, modus et dictum ? Est-il pertinent de considérer les modalités d’énonciation comme des formes d’actualisation de la prédication ? Par ailleurs, toute prédication constitue un acte d’énonciation et implique par conséquent une construction spécifique de la signification par une instance d’énonciation, obligeant à prendre en compte les différents paramètres de l’activité prédicative.
Quels rapports tisser entre prédication et dynamique textuelle ? ces deux niveaux de structuration interagissent-ils ? Comment ? Quel impact, notamment, les changements de statut informationnel des référents possèdent-ils sur la structuration de l’activité prédicative ?
Ces diverses questions, enfin, le plus souvent formulées dans le cadre d’une linguistique de l’écrit, ont-elles une pertinence dans le cadre d’une linguistique de l’oral ? Comment, en particulier, la notion de prédication peut-elle s’articuler aux concepts et aux outils élaborés par les approches de l’oral (macro-syntaxe, tour de parole, paragraphe intonatif, etc.) ? Plus largement, cette notion permet-elle d’éclairer sous un jour nouveau l’approche des messages polysémiotiques ?

L’objet de ce numéro se veut double : poursuivre, d’une part, une réflexion toujours vivace sur la notion de prédication, dans le sillage de publications antérieures qui lui ont été consacrées durant ces vingt dernières années ; repenser, d’autre part, certains critères définitoires de cette notion en la confrontant avec d’autres notions voisines ou concurrentielles, en la saisissant dans une perspective plus dynamique (énonciative, textuelle, …) que statique, et en l’éprouvant dans l’analyse d’autres langues que le français (allemand, vietnamien, créoles, ...).


Date limite pour soumettre un article : 1er septembre 2013.
Toute personne souhaitant participer à ce numéro est priée de contacter Denis Vigier à l’adresse :





Le sujet dans la langue. Théorie des blocs sémantiques et
Théorie argumentative de la polyphonie.

Numéro coordonné par Alfredo Lescano


Présentation

L’un des débats actuels, partagé par toutes les disciplines qui s’occupent du sens linguistique, est celui de la place du sujet dans la langue et le discours. Si l’on entend la notion de “sujet” au sens le plus large, la question recouvre aussi bien l’encodage du sens commun dans le système linguistique, que les modes de construction des subjectivités dans le discours. Ce numéro a pour vocation de faire le point sur une sémantique linguistique construite à partir de ce double questionnement et qui se décline en deux théories s’occupant l’une des contenus et l’autre de leur mise en discours : la Théorie des blocs sémantiques (TBS) et la Théorie argumentative de la polyphonie (TAP).
Pour la TBS, la signification lexicale est faite de schémas qui préfigurent les discours doxaux auxquels l’emploi du mot peut donner lieu. Ces schémas ne sont pas imposés au locuteur : il peut créer de nouveaux schémas, mais il s’éloigne par là de la doxa et prend le risque que son discours perde de son évidence et de sa force de persuasion. S’opposant aux sémantiques représentationnelles ou vériconditionnelles, la TBS n’en est pas moins “formelle”, car elle postule un ensemble de règles et de rapports précis entre schémas, ainsi qu’une grammaire gouvernant leur concrétisation dans le discours sous la forme de “contenus”.
La TAP étudie la mise en discours de ces contenus, c’est-à-dire le type de rapport que l’énoncé établit entre le contenu et les subjectivités discursives. Le locuteur s’investit-il dans son énonciation ? L’énoncé montre-t-il l’interlocuteur comme polémique ? L’hypothèse de la TAP est que cela se décide dès le niveau sémantique. En mettant l’interlocution au centre du fait énonciatif, chaque énoncé est décrit comme donnant à voir une image de son locuteur et de son interlocuteur dans leurs rapports aux contenus que l’on asserte, que l’on impose, que l’on rejette.
Après une introduction à ces deux théorisations de la subjectivité, on présentera un ensemble de travaux descriptifs qui en montrent l’intérêt et la portée.

Calendrier
15 déc. 2013 : date limite pour soumettre un article.
15 mai 2014 : notification aux auteurs, demandes de modifications, etc.
15 septembre 2014 : date limite pour l’envoi de la version définitive.

Toute personne souhaitant participer à ce numéro est priée de contacter Alfredo Lascano à l’adresse :





Perspective fonctionnelle de la phrase :
du Cercle linguistique de Prague à la Linguistique textuelle

Numéro coordonné par Guy Achard-Bayle & Anne-Marie Chabrolle-Cerretini


Présentation

Par rapport à leur potentiel innovateur, les théories structuralistes-fonctionnelles du Cercle Linguistique de Prague (CLP) ont eu un impact somme toute limité sur le structuralisme européen et francophone. La responsabilité en incombe tout d’abord aux bouleversements politiques que le XXe siècle a apportés ; ensuite, une barrière linguistique et culturelle s’est imposée comme un obstacle important à la circulation de la pensée scientifique.

Soucieux de combler cette lacune, des linguistes de l’Institut d’études romanes de l’Université de Bohême du Sud de České Budějovice, de l’Université Catholique de Milan, de l’Université de Lorraine et de l’Université René Descartes Paris V (Sorbonne Paris Cité), se sont regroupés depuis quelques années pour revisiter l’héritage du CLP (organisant diverses activités et manifestations sous le titre Théories et concepts du Cercle Linguistique de Prague au seuil du XXIe siècle).

Le but de cette entreprise est double : d’une part, « rendre à César ce qui est à César », c’est-à-dire faire connaître les textes et les pensées du CLP, tout en les confrontant à d’autres modèles, comme le structuralisme français ; d’autre part, répondre à la question : ces théories appartiennent-elles uniquement à l’histoire de la linguistique ou sont-elles encore d’actualité ?

Après s’être consacrés à Centre et Périphérie (voir le numéro de la revue EER Écho des Études Romanes http://www.eer.cz/?s=2010_1-2), les linguistes des universités citées se sont penchés sur la perspective fonctionnelle de la phrase (voir un premier numéro d’EER sur ce thème http://www.eer.cz/?s=2012_1).

Divers courants tchèques ont illustré la part fondamentale que cette PFP occupe au sein des théories pragoises :

1. L’école de Jan Firbas, liée surtout à l’Université Masaryk de Brno, continue de développer l’héritage de son maître, en cherchant notamment à positionner l’approche firbasienne de la perspective fonctionnelle par rapport aux théories du texte récentes.
2. La théorie de l’école de P. Sgall et E. Hajičová trouve à l’heure actuelle son application dans l’annotation manuelle du corpus Prague Dependecy Treebank, construit, analysé et annoté conformément à l’approche fonctionnelle générative de l’école sgalienne.
3. Finalement, l’approche de František Daneš, qui dès le début accentuait la dimension textuelle de la théorie de la perspective fonctionnelle, a été intégrée par l’analyse textuelle des discours qui s’en est servi pour modéliser les phénomènes de cohésion et de progression textuelles.
4. Dans le monde francophone, l’université de Lorraine (autrefois universités de Metz et Nancy 2) est l’une des premières, dès les années 70-80, à avoir donné divers développements à l’héritage pragois, autrement dit aux théories du CLP ; mais, si ces développements peuvent être ou ont été réunis sous l’étiquette générique de linguistique textuelle, il faut souligner qu’un sort particulier a été réservé aux questions relevant proprement de la PFP, de la macrosyntaxe aux progressions textuelles, des types (typologies) aux genres textuels, des univers aux cadres de discours...

L’université de Lorraine, appuyée par ses équipes de recherches linguistiques (ATILF/UMR 7118, CREM-Praxitexte), et les UFR des Sciences du langage et des Langues & Cultures Etrangères, lance donc un appel sur ce thème, pour constituer le sommaire d’un numéro à paraître dans la revue VERBUM (Éditions Universitaires de Lorraine).

Les propositions pourront prendre une forme historique ou non : dans le premier cas, elles traiteront, d’un point de vue épistémologique, des théories du CLP tout en se rattachant à la question de la PFP ; dans le second, sera traitée l’une des problématiques relevant de la PFP, telles qu’on a pu les recenser ci-dessus.

L’agenda est le suivant :

30 avril 2013 : date limite pour la soumission des propositions
• 31 mai 2013 : notification d’acceptation avec éventuellement suggestions de modification
30 juin 2013 : remise des versions définitives
• Été-Automne 2013 : relectures
• Printemps 2014 : publication

Les propositions (articles) doivent être envoyées à :



Les propositions seront évaluées et les articles relus par un comité comprenant d’une part des linguistes des universités citées réunis autour des théories du CLP, d’autre part des membres des comités de rédaction et de lecture de la revue VERBUM.



Numéros thématiques actuellement en cours de fabrication

– Nominalisations et corpus. Numéro coordonné par Evelyne Jacquey et Marie-Laurence Knittel.
– La composition néoclassique. Numéro coordonné par Stéphanie Lignon et Fiammetta Namer.
– La compositionnalité en question. Numéro coordonné par Mathilde Dargnat et François Mouret.


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