Historique 2020 des séminaires de l’ATILF
Séminaire ATILF
Titre à venir
ANNULÉ | covid-19 Thomas François (Université de Louvain)
1 décembre 2020 | 10:00
Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | ATILF | Bâtiment CNRS | Salle Paul Imbs
Actualité d'octobre 2020
Séminaire ATILF | Discours
Réflexions sur le Discourse Completion Task (DCT)
ANNULÉ | covid-19 Ingo Feldhausen (ATILF / Université de Lorraine - CNRS)
6 novembre 2020 | 14:00
Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | ATILF | Bâtiment CNRS | Salle Paul Imbs
Dans cette intervention, je présenterai le fonctionnement et l’utilisation de le DCT en pragmatique et surtout en prosodie avant d’examiner ses avantages et les faiblesses concernant le dernier domaine. Ensuite, je proposerai des modifications pour améliorer la méthode. Pour finir, je conclurai en mentionnant que le DCT est une méthode adéquate pour la recherche en prosodie et que les recherches futures devraient continuer à affiner et améliorer cet instrument de recueil des données.
Bibliographie
Blum-Kulka, Shoshana, Juliane House & Gabriele Kasper. (1989). Investigating crosscultural pragmatics: An introductory overview. In Shoshana Blum-Kulka, Juliane House & Gabriele Kasper (eds.), Cross-cultural Pragmatics. Requests and Apologies, 1–34. Norwood (NJ): Ablex.
Brown, James D. (2001). Pragmatics tests: Different purposes, different tests. In Kenneth R. Rose & Gabriele Kasper (eds.), Pragmatics in Language Teaching, 301–325. Cambridge: Cambridge University Press.
Kasper, Gabriele & Merete Dahl. (1991). Research methods in interlanguage pragmatics. Studies in Second Language Acquisition 13(2). 215–247.
Prieto, Pilar. (2001). L’entonació dialectal del català: el cas de les frases interrogatives absolutes. In August Bover i Font, Maria-Rosa Lloret, Joseph Gulsoy, Victòria Alsina & Janet Ann DeCesaris (eds.), Actes del novè col·loqui d’estudis catalans a Nord-Amèrica (Biblioteca Abat Oliba), 347–377. Barcelona: Publ. De l’Abadia de Montserrat.
Vanrell, Maria del Mar, Ingo Feldhausen & Lluisa Astruc (2018). The Discourse Completion Task: status quo and outlook. In: Feldhausen, Ingo, Jan Fliessbach & Maria del Mar Vanrell (Eds.). Methods in prosody: A Romance language perspective. Berlin: Language Science Press, pp. 191-228.
Actualité d'octobre 2020
Séminaire ATILF
La morphologie verbale dans le Croissant : syncrétismes et homonymies
ANNULÉ | covid-19 Marc-Olivier Hinzelin (Université de Hambourg)
27 mars 2020 | 10:30
Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | ATILF | Bâtiment CNRS | Salle Paul Imbs
La morphologie des imparfaits montre aussi des changements analogiques qui évoquent la restructuration du système rencontrée en français. Au niveau des développements individuels de verbes, une homonymie partielle s’est produite à l’imparfait des verbes ‘avoir’ et ‘être’ dans quelques parlers (cf. Blondin 1955, Escoffier 1958 : 243-245, Berchem 1965). Dans ce cas, il existe des parallèles éclairants en francoprovençal.
L’étude et l’analyse de ces systèmes de transition dans la zone frontalière d’oc et d’oïl et leur classement dans l’ensemble des langues romanes (occidentales) feront l’objet de notre recherche portant sur la typologie des paradigmes verbaux dans la Romania. La question est de savoir s’il s’agit d’évolutions parallèles mais internes à chaque variété ou plutôt de phénomènes suscités par un contact des langues intensif et prolongé.
Bibliographie :
Berchem, Th. (1965) : « Quelques faits déroutants de morphologie verbale », Zeitschrift für romanische Philologie 81 : 63-75.
Blondin, R. (1955) : « Un cas remarquable d’homonymie flexionnelle », Revue de linguistique romane 19 : 106-116.
Carstairs, A. (1984) : « Outlines of a constraint on syncretism », Folia linguistica 18 : 73-85.
Escoffier, S. (1958) : La rencontre de la langue d’oïl, de la langue d’oc et du franco-provençal entre Loire et Allier. Limites phonologiques et morphologiques. Paris : Société d’Édition « Les Belles Lettres ».
Actualité de février 2020
Séminaire ATILF
Genre et linguistique des langues romanes
ANNULÉ Gabrielle Le Tallec (Laboratoire LATTICE, UMR 8094, ENS/Paris3/CNRS)
13 mars 2020 | 10:30
Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | Bâtiment A | Salle A 104
Le débat qui a secoué la société française entre octobre 2017 et mars 2018, et la passionne encore, autour de la féminisation des noms de métiers, de l’écriture inclusive, et plus largement, sur la possibilité d’un langage dit épicène, non genré, nous amène à une approche proprement linguistique, et ce pour trois raisons : tout d’abord, la notion de genre étant déjà au cœur de nombreux débats et réflexions en sciences sociales – histoire, anthropologie, droit, politique, philosophie, sociologie -, lesquelles font figure de proue, le regard des linguistes qui se penchent sur la description, la variation et l’évolution des langues, mais aussi leur norme et leur puissance communicative, constitue aujourd’hui un apport scientifique précieux dans ce dialogue. Par ailleurs, l’approche strictement linguistique permet d’étudier la polémique, puisque polémique il y a, mais de ne pas entrer dans la polémique. Enfin, l’approche contrastive entre le français et ses langues-sœurs – sans exclure l’élargissement à d’autres familles de langues – apporte un éclairage indispensable sur cette question du genre : l’étude comparée des processus linguistiques de masculinisation/féminisation ; le point de vue historique de l’évolution des langues ; les politiques linguistiques (succès et insuccès) ; la demande sociétale s’exprimant dans la langue courante et/ou dans la littérature.
Dans cette présentation, nous développerons trois volets : le point de vue historique et social ; les politiques linguistiques et l’usage ; les langues romanes et l’écriture inclusive.
Le Moyen Âge féminisait quasiment toutes les professions des femmes (en –esse majoritairement), puis ces formes ont disparu sous le coup d’un mouvement dit de « masculinisation ». Avant le XVIIIe siècle, on pouvait dire : autrice, chercheuse, entrepreneuse… Aujourd’hui, on observe une « re-féminisation » comme dans auteure, chercheure, entrepreneure… Laquelle de ces formes l’usage va-t-il retenir ? Une forme déjà existante au Moyen Âge, ou bien une forme nouvelle, un néologisme ? Mais, en fait, entre « masculinisation » et « re-féminisation » de la langue française, qu’en disent les corpus ? La langue française a-t-elle vraiment été masculinisée de façon planifiée ?
En matière de politique linguistique, la question de savoir si un mot doit sa légitimité dans le patrimoine lexical d’une langue, à la norme qui l’impose, ou bien à l’usage qui l’implante, est cruciale. Depuis les années 1980, la politique de « féminisation » des noms de métiers accompagne celle en faveur de l’égalité hommes/femmes. Le nombre de mesures, réitérées, montre que les recommandations officielles tardent à s’appliquer. Il faut sans doute aussi observer d’autres pays (la Catalogne, l’Italie, l’Argentine, par exemple) pour comprendre les débats et les passions soulevés par cette question et prendre la mesure des difficultés que rencontre toute politique d’aménagement linguistique.
À l’interface de ces points de vue, se pose la question du genre dans les langues romanes : l’écriture inclusive peut-elle se lire comme une recherche d’indiscrimination du genre ? Observe-t-on aujourd’hui l’émergence d’un genre neutre ? Quelle légitimité l’écrivain, ou l’écrivaine, a-t-il, ou a-t-elle dans ce débat ? Par sa capacité à créer des mots nouveaux, exprimant des situations agenres, l’écriture littéraire est aussi, sans doute, susceptible d’augmenter la langue et de la faire évoluer.
Actualité de février 2020
Séminaire ATILF
The semantic ingredients of collocations
Bosque Ignacio (Universidad Complutense Madrid)
13 mars 2020 | 10:30
Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | ATILF | Bâtiment CNRS | Salle Paul Imbs
Actualité de mars 2020
Séminaire ATILF
Spatialiser la violence pendant la deuxième guerre mondiale dans un contexte numérique
Giovanni Pietro Vitali (Université de Cork)
24 janvier 2020 | 10:30
Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | Bâtiment A | Salle A 104
1. Base de données sur les massacres Nazis et Fascistes – source INSMLI (http://www.straginazifasciste.it/?page_id=316).
2. Lieux d’exécution tirés de la base de données Last Letters – source INSMLI (http://www.ultimelettere.it/).
3. Base de données sur les arrestations de Juifs – source CDEC (http://digital-library.cdec.it/cdec-web/).
En réélaborant ces données à l’intérieur d’un dataset unique, il a été possible de bâtir un système d’élaboration géographique numérique de ces bases de données, qui a permis la construction de deux cartes numériques accessibles aux adresses suivantes :
– Carte chronologique – https://digitalkoine.github.io/atlas_nazifascist_chronology/ (short link: http://bit.ly/2ps9omH)
– Carte thématique – https://digitalkoine.github.io/atlas_nazifascist_repression/ (short link: http://bit.ly/34iMZav)
Ces deux cartes numériques, encodées respectivement en Java et en R, à travers une analyse statistique des mêmes données historiques, se sont démontrées extrêmement précieuses pour proposer de nouvelles analyses des stratégies répressives qui étaient celles des Nazis et des Fascistes sur le territoire italien.
Biographie :
Giovanni Pietro Vitali est chercheur Marie Curie auprès de l’université de Cork (Irlande) en collaboration avec l’université de Reading (Angleterre) et l’université de New York (États Unis). Son projet de recherche, « Last Letters from the World Wars: Forming Italian Language, Identity and Memory in Texts of Conflict », porte sur une étude linguistique et thématique des dernières lettres des condamnés à mort des deux guerres mondiales. Il est docteur en Sciences du Langage (Université pour étrangers de Pérouse) et en Langue, Littérature et Civilisation Italienne (Université de Lorraine) ; ses intérêts de recherche sont principalement les littératures, italienne et comparées (notamment le néoréalisme et la littérature de la Résistance), l’onomastique, la dialectologie, l’enseignement des langues, les humanités numériques, la linguistique (particulièrement computationnelle et des corpora) et les Spatial Humanities. Il a travaillé comme chercheur contractuel pour un projet du Ministère italien de recherche FIRB-Lira (Langue Italienne en ligne pour l’apprentissage) et il a été lecteur de langue italienne puis ATER à l’Université de Lorraine et à l’Université de Poitiers. Il est actuellement chercheur associé au projet de recherche Prismatic Translation du programme Creative Multilingualism de l’Université d’Oxford. Il s’apprête à publier une monographie consacrée à une étude linguistique et thématique de la nouvelle musique populaire italienne chez Peter Lang LTD Oxford.
Actualité de janvier 2020
Séminaire ATILF
Le DESLIF : un projet de dictionnaire électronique des structures de l’intensité du français
Clara Romero (Université de Paris)
17 janvier 2020 | 10:30
Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | ATILF | Bâtiment CNRS | Salle Paul Imbs
Actualité de décembre 2019
Séminaire ATILF
Liaison Chimique / Chemical Bond : réseau interdisciplinaire pour l’étude de la terminologie chimique
Francesca Ingrosso (LPCT / Université de Lorraine - CNRS) | Alain Polguère (ATILF / Université de Lorraine - CNRS)
10 janvier 2020 | 10:30
Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | ATILF | Bâtiment CNRS | Salle Paul Imbs
Notre approche se caractérise par :
• une modélisation non taxonomique de la terminologie chimique, fondée sur le recours à l’approche des grands réseaux lexicaux du type Systèmes Lexicaux, développée à l’ATILF depuis une dizaine d’années ;
• une encapsulation du modèle terminologique au sein du modèle de langue générale ;
• une perspective multilingue (notamment, français, anglais et russe).
Le séminaire est structuré en deux parties. Tout d’abord, nous présentons le travail accompli et en cours – avec notamment deux projets de thèse : (i) sur la terminologie fondamentale de la chimie et son interaction avec le lexique de la langue générale, et (ii) sur l’usage de la terminologie de la chimie verte et de l’Environnement sur les réseaux sociaux. Nous détaillons ensuite les visées à moyen et long terme du projet scientifique Liaison Chimique.
Actualité de décembre 2019