Séminaires atilf

Séminaires de l’ATILF

Présentation/objectifs
Les séminaires de l’ATILF ont pour objectif de :

Promouvoir des échanges autour des projets scientifiques de l’ATILF ou de projets extérieurs abordant une thématique voisine ;
Diffuser et partager une information sur les thèmes et travaux propres à l’UMR contribuant à la réflexion critique sur les orientations des projets de recherche en cours ou en phase préparatoire au sein du laboratoire.


Ils s’articulent autour de deux types de rencontres :

  Les séminaires ATILF font intervenir des conférenciers extérieurs au laboratoire et abordent des sujets variés et à portée générale pouvant intéresser l’une ou l’autre des thématiques du laboratoire (Didactique, Discours, Syntaxe, Lexique, Morphologie, Sémantique, Linguistique historique, Ressources et normalisation). Elles sont planifiées par Katarina Bartkova et Evelyne Jacquey sur proposition des membres du laboratoire.
  Les séminaires techniques sont un lieu d’échanges autour d’outils utilisés dans le laboratoire ou de méthodologies informatiques pour la linguistique ; Olivier Servas en assure la responsabilité.


Deux autres types de rencontres ont eu lieu

  Les séminaires de syntaxe-morphologie et sémantique de 2006 à 2012.
  Les séminaires de méthodologie en étymologie et lexicologie historique en 2005 et 2006.

Les séminaires de l'ATILF en vidéo
Informations pratiques
Pour proposer une conférence/atelier/séminaire scientifique, la marche à suivre est simple :


Pour les séminaires ATILF, contacter
  
  
  

Vous trouverez les documents utiles pour la préparation du séminaire en utilisant le lien : https://arche.univ-lorraine.fr/course/view.php?id=21546

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Calendrier des séminaires de l’ATILF

Séminaire ATILF | 20 ans

Orientations scientifiques et fondements de la mise en place et de la structuration de l’ATILF

Jean-Marie Pierrel (ATILF / CNRS - Université de Lorraine)

25 janvier 2021 | 10:00

Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | Bâtiment A | Salle A 104

Résumé

Il y a 20 ans, l’ATILF est né de la volonté politique de rapprocher à Nancy, dans le domaine des Sciences du langage, les activités du CNRS regroupées alors au sein de la composante nancéienne de l’INaLF et celles de l’Université Nancy 2 représentées par l’équipe Landisco (Langue, Discours, Cognition).

Après un bref rappel des circonstances qui provoquèrent mon implication dans ce projet, je rappellerai les grandes orientations qui présidèrent à sa mise en place et qui posèrent les fondations de notre laboratoire tel qu’il est 20 ans après.

D’un point de vue scientifique, les travaux menés au sein des deux composantes fondatrices ont conduit à proposer comme thématique l’ « Analyse et [le] Traitement Informatique de la Langue Française » avec une structuration suivant trois axes – études synchroniques, études diachroniques et usages, modèles et traitements informatiques de la langue – préfiguration des quatre équipes actuelles – Lexique, Linguistique historique française et romane, Discours et Ressources –. Cinq ans plus tard, notre laboratoire s’enrichissait de la composante Didactique des langues et sociolinguistique (CRAPEL) et, plus récemment, l’arrivée de psycholinguistes enrichira l’équipe discours.

La seconde orientation forte fut, dès le départ, l’ouverture du laboratoire vers l’extérieur :

  • Ouverture scientifique au travers de projets coopératifs
  • régionaux, projet CPER ILD&ISTC (Ingénierie des Langues et des Documents & Information Scientifique, Technique et Culturelle) et Programme Pluri formations « Gestion et exploitation de ressources linguistiques » (ATILF – LORIA) ;
  • nationaux, projets de la fédération ILF et projets Technolangue TILT et EVALDA ;
  • internationaux, avec entre autres des implications dans les projets OLAC (Open Language Archives Community), INTERA (Integrated European language data Resource Area) et TEI (Text Encoding Initiative) sans oublier le programme franco-suisse autour du FEW.
  • Ouverture des données scientifiques informatisées accumulées au sein du laboratoire (TLFi, Frantext, rayon des dictionnaires entre autres). Préfiguration de ce qu’on appelle aujourd’hui la science ouverte, cette orientation, nouvelle à cette époque dans le champ des sciences du langage, est à l’origine des nombreuses ressources proposées aujourd’hui par le laboratoire et a conduit à la reconnaissance du CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales : cnrtl.fr) puis à la définition, à la mise en place et au pilotage par le laboratoire de l’Equipex ORTOLANG (Open Resources and Tools for LANGuage : www.ortolang.fr).

En complément de ces aspects scientifiques, notre laboratoire s’est aussi construit au travers d’un véritable esprit de laboratoire grâce à la mise en place des « journées de rentrée » dont les premières datent de 2001, d’AG et de réunions régulières mais aussi grâce à une meilleure intégration et valorisation de tous, chercheurs, enseignants-chercheurs et ITA au sein du laboratoire et de ses instances.

Enfin n’oublions les efforts importants mis en œuvre pour l’amélioration de nos conditions de travail (travaux de remise aux normes du bâtiment CNRS, restructuration du centre de documentation et du FEW, consolidation des moyens informatiques du laboratoire) qui ont aussi contribué grandement au dynamisme du laboratoire.

Actualité d'octobre 2020

Séminaire ATILF

Titre à venir

ANNULÉ | covid-19   Thomas François (Université de Louvain)

1 décembre 2020 | 10:00

Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | ATILF | Bâtiment CNRS | Salle Paul Imbs

Résumé

Résumé à venir

Actualité d'octobre 2020

Séminaire ATILF | Discours

Réflexions sur le Discourse Completion Task (DCT)

ANNULÉ | covid-19   Ingo Feldhausen (ATILF / Université de Lorraine - CNRS)

6 novembre 2020 | 14:00

Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | ATILF | Bâtiment CNRS | Salle Paul Imbs

Résumé

Le Discourse Completion Task (DCT) – ou tâche d’achèvement du discours (TAD) en français – est une méthode expérimentale dont l’objectif est de poursuivre un dialogue à partir des propos qui sont tenus. Plusieurs situations discursives différentes peuvent être testées grâce à cette méthode. Elle est à l’heure actuelle fréquemment utilisée dans la recherche en pragmatique et depuis plus ou moins vingt ans en prosodie (voir Blum-Kulka, House & Kasper 1989, Kasper & Dahl 1991, Brown 2001, Prieto 2001, Vanrell, Feldhausen & Astruc 2018).

Dans cette intervention, je présenterai le fonctionnement et l’utilisation de le DCT en pragmatique et surtout en prosodie avant d’examiner ses avantages et les faiblesses concernant le dernier domaine. Ensuite, je proposerai des modifications pour améliorer la méthode. Pour finir, je conclurai en mentionnant que le DCT est une méthode adéquate pour la recherche en prosodie et que les recherches futures devraient continuer à affiner et améliorer cet instrument de recueil des données.

Bibliographie

Blum-Kulka, Shoshana, Juliane House & Gabriele Kasper. (1989). Investigating crosscultural pragmatics: An introductory overview. In Shoshana Blum-Kulka, Juliane House & Gabriele Kasper (eds.), Cross-cultural Pragmatics. Requests and Apologies, 1–34. Norwood (NJ): Ablex.

Brown, James D. (2001). Pragmatics tests: Different purposes, different tests. In Kenneth R. Rose & Gabriele Kasper (eds.), Pragmatics in Language Teaching, 301–325. Cambridge: Cambridge University Press.

Kasper, Gabriele & Merete Dahl. (1991). Research methods in interlanguage pragmatics. Studies in Second Language Acquisition 13(2). 215–247.

Prieto, Pilar. (2001). L’entonació dialectal del català: el cas de les frases interrogatives absolutes. In August Bover i Font, Maria-Rosa Lloret, Joseph Gulsoy, Victòria Alsina & Janet Ann DeCesaris (eds.), Actes del novè col·loqui d’estudis catalans a Nord-Amèrica (Biblioteca Abat Oliba), 347–377. Barcelona: Publ. De l’Abadia de Montserrat.

Vanrell, Maria del Mar, Ingo Feldhausen & Lluisa Astruc (2018). The Discourse Completion Task: status quo and outlook. In: Feldhausen, Ingo, Jan Fliessbach & Maria del Mar Vanrell (Eds.). Methods in prosody: A Romance language perspective. Berlin: Language Science Press, pp. 191-228.

Actualité d'octobre 2020

Séminaire ATILF

La morphologie verbale dans le Croissant : syncrétismes et homonymies

ANNULÉ | covid-19  Marc-Olivier Hinzelin (Université de Hambourg)

27 mars 2020 | 10:30

Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | ATILF | Bâtiment CNRS | Salle Paul Imbs

Résumé

Dans ma conférence, je compare la morphologie verbale des variétés gallo-romanes dans le (et autour du) Croissant. Tandis que l’occitan méridional présente en général des paradigmes verbaux assez similaires à ceux des langues ibéro-romanes et de l’italien standard ou méridional, les variétés nord-occitanes parlées dans la zone du Croissant s’alignent plutôt sur ceux des parlers d’oïl. La perte des désinences et le syncrétisme qui en résulte (en partie) sont des traits partagés avec le domaine d’oïl. Néanmoins, on constate des évolutions concrètes différentes de celles du français standard qui donnent naissance à des patrons de syncrétisme particuliers. Ce syncrétisme affecte même des patrons de supplétisme.
La morphologie des imparfaits montre aussi des changements analogiques qui évoquent la restructuration du système rencontrée en français. Au niveau des développements individuels de verbes, une homonymie partielle s’est produite à l’imparfait des verbes ‘avoir’ et ‘être’ dans quelques parlers (cf. Blondin 1955, Escoffier 1958 : 243-245, Berchem 1965). Dans ce cas, il existe des parallèles éclairants en francoprovençal.
L’étude et l’analyse de ces systèmes de transition dans la zone frontalière d’oc et d’oïl et leur classement dans l’ensemble des langues romanes (occidentales) feront l’objet de notre recherche portant sur la typologie des paradigmes verbaux dans la Romania. La question est de savoir s’il s’agit d’évolutions parallèles mais internes à chaque variété ou plutôt de phénomènes suscités par un contact des langues intensif et prolongé.

 

Bibliographie :
Berchem, Th. (1965) : « Quelques faits déroutants de morphologie verbale », Zeitschrift für romanische Philologie 81 : 63-75.
Blondin, R. (1955) : « Un cas remarquable d’homonymie flexionnelle », Revue de linguistique romane 19 : 106-116.
Carstairs, A. (1984) : « Outlines of a constraint on syncretism », Folia linguistica 18 : 73-85.
Escoffier, S. (1958) : La rencontre de la langue d’oïl, de la langue d’oc et du franco-provençal entre Loire et Allier. Limites phonologiques et morphologiques. Paris : Société d’Édition « Les Belles Lettres ».

Actualité de février 2020

Séminaire ATILF

Genre et linguistique des langues romanes

ANNULÉ Gabrielle Le Tallec (Laboratoire LATTICE, UMR 8094, ENS/Paris3/CNRS)

13 mars 2020 | 10:30

Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | Bâtiment A | Salle A 104

Résumé

Cette conférence est le fruit de travaux menés de 2015 à 2019, dans le cadre de projets scientifiques collaboratifs internationaux, d’une mission d’expertise auprès de la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France – DGLFLF, de conférences invitées, et dans des publications. Elle se nourrit également de tout un parcours de recherche en linguistique hispanique (2000-2015), sur l’histoire des langues romanes depuis le latin, les bouleversements morphosyntaxiques qu’elles ont connus du Moyen Âge à l’époque contemporaine, en forgeant leur identité et leur propre représentation du monde.

 

Le débat qui a secoué la société française entre octobre 2017 et mars 2018, et la passionne encore, autour de la féminisation des noms de métiers, de l’écriture inclusive, et plus largement, sur la possibilité d’un langage dit épicène, non genré, nous amène à une approche proprement linguistique, et ce pour trois raisons : tout d’abord, la notion de genre étant déjà au cœur de nombreux débats et réflexions en sciences sociales – histoire, anthropologie, droit, politique, philosophie, sociologie -, lesquelles font figure de proue, le regard des linguistes qui se penchent sur la description, la variation et l’évolution des langues, mais aussi leur norme et leur puissance communicative, constitue aujourd’hui un apport scientifique précieux dans ce dialogue. Par ailleurs, l’approche strictement linguistique permet d’étudier la polémique, puisque polémique il y a, mais de ne pas entrer dans la polémique. Enfin, l’approche contrastive entre le français et ses langues-sœurs – sans exclure l’élargissement à d’autres familles de langues – apporte un éclairage indispensable sur cette question du genre : l’étude comparée des processus linguistiques de masculinisation/féminisation ; le point de vue historique de l’évolution des langues ; les politiques linguistiques (succès et insuccès) ; la demande sociétale s’exprimant dans la langue courante et/ou dans la littérature.

 

Dans cette présentation, nous développerons trois volets : le point de vue historique et social ; les politiques linguistiques et l’usage ; les langues romanes et l’écriture inclusive.

 

Le Moyen Âge féminisait quasiment toutes les professions des femmes (en –esse majoritairement), puis ces formes ont disparu sous le coup d’un mouvement dit de « masculinisation ». Avant le XVIIIe siècle, on pouvait dire : autrice, chercheuse, entrepreneuse… Aujourd’hui, on observe une « re-féminisation » comme dans auteure, chercheure, entrepreneure… Laquelle de ces formes l’usage va-t-il retenir ? Une forme déjà existante au Moyen Âge, ou bien une forme nouvelle, un néologisme ? Mais, en fait, entre « masculinisation » et « re-féminisation » de la langue française, qu’en disent les corpus ? La langue française a-t-elle vraiment été masculinisée de façon planifiée ?

 

En matière de politique linguistique, la question de savoir si un mot doit sa légitimité dans le patrimoine lexical d’une langue, à la norme qui l’impose, ou bien à l’usage qui l’implante, est cruciale. Depuis les années 1980, la politique de « féminisation » des noms de métiers accompagne celle en faveur de l’égalité hommes/femmes. Le nombre de mesures, réitérées, montre que les recommandations officielles tardent à s’appliquer. Il faut sans doute aussi observer d’autres pays (la Catalogne, l’Italie, l’Argentine, par exemple) pour comprendre les débats et les passions soulevés par cette question et prendre la mesure des difficultés que rencontre toute politique d’aménagement linguistique.

 

À l’interface de ces points de vue, se pose la question du genre dans les langues romanes : l’écriture inclusive peut-elle se lire comme une recherche d’indiscrimination du genre ? Observe-t-on aujourd’hui l’émergence d’un genre neutre ? Quelle légitimité l’écrivain, ou l’écrivaine, a-t-il, ou a-t-elle dans ce débat ? Par sa capacité à créer des mots nouveaux, exprimant des situations agenres, l’écriture littéraire est aussi, sans doute, susceptible d’augmenter la langue et de la faire évoluer.

Actualité de février 2020

Séminaire ATILF

The semantic ingredients of collocations

Bosque Ignacio (Universidad Complutense Madrid)

13 mars 2020 | 10:30

Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | ATILF | Bâtiment CNRS | Salle Paul Imbs

Résumé

Collocations are restricted lexical associations. In the Meaning-Text Theory they are represented as lexical functions (LFs) consisting of three components: the function itself, defined on conceptual grounds, the lexical item to which it applies (the “base”), and the result or the effect of this association, often called “value” or “collocative”. In this talk I will take a close examination of these three components. By using examples from French, English and Spanish, I will argue that, in order to evaluate the degree to which collocations are motivated, rather than stipulated, a fourth component is necessary: the semantic classes in which bases are gathered. The need to address collocates as targets of the research will be shown to follow from the fact that LFs are not binary idiomatic associations of bases and collocatives. A number of interesting consequences for the analysis of collocations may be derived from this approach.

Actualité de mars 2020

Séminaire ATILF

Spatialiser la violence pendant la deuxième guerre mondiale dans un contexte numérique

Giovanni Pietro Vitali (Université de Cork)

24 janvier 2020 | 10:30

Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | Bâtiment A | Salle A 104

Résumé

Dans cette contribution nous proposons une analyse des violences commises par les Nazis et les Fascistes pendant la Seconde Guerre mondiale. Les données collectées tout au long du projet de recherche Last Letters ont permis de reconstruire trois bases de données qui contiennent les informations de ces trois types d’événements répressifs :

 

1. Base de données sur les massacres Nazis et Fascistes – source INSMLI (http://www.straginazifasciste.it/?page_id=316).

2. Lieux d’exécution tirés de la base de données Last Letters – source INSMLI (http://www.ultimelettere.it/).

3. Base de données sur les arrestations de Juifs – source CDEC (http://digital-library.cdec.it/cdec-web/).

 

En réélaborant ces données à l’intérieur d’un dataset unique, il a été possible de bâtir un système d’élaboration géographique numérique de ces bases de données, qui a permis la construction de deux cartes numériques accessibles aux adresses suivantes :

– Carte chronologique – https://digitalkoine.github.io/atlas_nazifascist_chronology/ (short link: http://bit.ly/2ps9omH)

– Carte thématique – https://digitalkoine.github.io/atlas_nazifascist_repression/ (short link: http://bit.ly/34iMZav)

 

Ces deux cartes numériques, encodées respectivement en Java et en R, à travers une analyse statistique des mêmes données historiques, se sont démontrées extrêmement précieuses pour proposer de nouvelles analyses des stratégies répressives qui étaient celles des Nazis et des Fascistes sur le territoire italien.

 

Biographie :

Giovanni Pietro Vitali est chercheur Marie Curie auprès de l’université de Cork (Irlande) en collaboration avec l’université de Reading (Angleterre) et l’université de New York (États Unis). Son projet de recherche, « Last Letters from the World Wars: Forming Italian Language, Identity and Memory in Texts of Conflict », porte sur une étude linguistique et thématique des dernières lettres des condamnés à mort des deux guerres mondiales. Il est docteur en Sciences du Langage (Université pour étrangers de Pérouse) et en Langue, Littérature et Civilisation Italienne (Université de Lorraine) ; ses intérêts de recherche sont principalement les littératures, italienne et comparées (notamment le néoréalisme et la littérature de la Résistance), l’onomastique, la dialectologie, l’enseignement des langues, les humanités numériques, la linguistique (particulièrement computationnelle et des corpora) et les Spatial Humanities. Il a travaillé comme chercheur contractuel pour un projet du Ministère italien de recherche FIRB-Lira (Langue Italienne en ligne pour l’apprentissage) et il a été lecteur de langue italienne puis ATER à l’Université de Lorraine et à l’Université de Poitiers. Il est actuellement chercheur associé au projet de recherche Prismatic Translation du programme Creative Multilingualism de l’Université d’Oxford. Il s’apprête à publier une monographie consacrée à une étude linguistique et thématique de la nouvelle musique populaire italienne chez Peter Lang LTD Oxford.

Actualité de janvier 2020

Séminaire ATILF

Le DESLIF : un projet de dictionnaire électronique des structures de l’intensité du français

Clara Romero (Université de Paris)

17 janvier 2020 | 10:30

Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | ATILF | Bâtiment CNRS | Salle Paul Imbs

Résumé

Parmi les multiples moyens par lesquels l’intensité peut être exprimée, les associations lexicales, plus ou moins stéréotypées ─ telles que être vert de rage, s’ennuyer à mourir, une patience d’ange, un profond mystère ─, sont emblématiques. Ni tout à fait libres, ni indécomposables, ces expressions relèvent de structures linguistiques (productives) se prêtant à une telle interprétation. Très courantes mais peu utilisées par les locuteurs non natifs, elles se trouvent par ailleurs, pour celles qui y sont enregistrées, totalement dispersées dans les dictionnaires de langue ou de collocations. Le manque d’un répertoire de ces expressions pour le FLE a ainsi été noté il y a une vingtaine d’années. Après avoir mis au jour une trentaine de ces structures, nous projetons donc désormais d’élaborer d’un Dictionnaire de l’intensité pour le français. Au format électronique, ce dictionnaire pourrait être interrogé dans une optique sémasiologique ou onomasiologique selon les différents critères par lesquels chaque expression aura été décrite (base, collocatif, étiquette sémantique, registre, etc.). Il permettrait notamment la génération de séries d’expressions répondant à une même structure linguistique (vert de rage, fou de joie, mort de froid, etc.). De telles listes sont susceptibles de servir d’appui à l’enseignement / apprentissage des structures elles-mêmes, visant ainsi une appropriation véritable de la langue.

Actualité de décembre 2019

Séminaire ATILF

Liaison Chimique / Chemical Bond : réseau interdisciplinaire pour l’étude de la terminologie chimique

Francesca Ingrosso (LPCT / Université de Lorraine - CNRS) | Alain Polguère (ATILF / Université de Lorraine - CNRS)

10 janvier 2020 | 10:30

Nancy | Campus Lettres et Sciences Humaines | ATILF | Bâtiment CNRS | Salle Paul Imbs

Résumé

Nous présentons une collaboration interdisciplinaire, débutée en 2015, sur l’étude et la description de la terminologie chimique. Un des objectifs de cette collaboration est le développement du réseau scientique collaboratif Liaison Chimique (Chemical Bond), qui vise la production de ressources linguistiques sur la chimie (bases lexicales et corpus textuels), leur diffusion et leur exploitation dans des contextes tels que l’enseignement de la chimie, l’aide à la rédaction scientifique et la médiation scientifique.

Notre approche se caractérise par :

• une modélisation non taxonomique de la terminologie chimique, fondée sur le recours à l’approche des grands réseaux lexicaux du type Systèmes Lexicaux, développée à l’ATILF depuis une dizaine d’années ;
• une encapsulation du modèle terminologique au sein du modèle de langue générale ;
• une perspective multilingue (notamment, français, anglais et russe).

Le séminaire est structuré en deux parties. Tout d’abord, nous présentons le travail accompli et en cours – avec notamment deux projets de thèse : (i) sur la terminologie fondamentale de la chimie et son interaction avec le lexique de la langue générale, et (ii) sur l’usage de la terminologie de la chimie verte et de l’Environnement sur les réseaux sociaux. Nous détaillons ensuite les visées à moyen et long terme du projet scientifique Liaison Chimique.

Actualité de décembre 2019