Retour sur… le concours régional « La nouvelle de la Classe » 2026

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Le concours régional d’écriture « La nouvelle de la Classe » 2026

 

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Remise des prix dans le Grand salon de l’Hôtel de Ville de Nancy

Le concours régional d’écriture « La nouvelle de la Classe est organisé, depuis septembre 2009 dans le cadre du salon littéraire Le Livre sur la Place (piloté depuis 2022 par Sarah Polacci, la commissaire générale), par la Ville de Nancy, le Crédit Mutuel et sa Fondation pour la lecture en partenariat avec le Rectorat de la région académique Grand Est. Il est soutenu par l’association de libraires « Lire à Nancy », l’ATILF (CNRS/Université de Lorraine), la Bibliothèque nationale de France (site Richelieu), Keolis, L’Est Républicain et ICI Sud Lorraine.

Les élèves des classes de CE2, CM1 et CM2 de la région Grand Est ont été invités à écrire collectivement une nouvelle en poursuivant au choix l’une des premières phrases de chacun des 2 tomes de Francoeur (Éditions l’école des loisirs), saga des autrices Marie-Aude Murail et Constance Robert-Murail, qui ont présidé cette 17ᵉ édition du concours.

Lors de la remise des prix du concours qui s’est déroulée le 15 juin 2026 dans le Grand salon de l’Hôtel de Ville de Nancy et animée par Jérôme Prod’Homme (Ici Sud Lorraine), 395 écoliers de 15 classes de CE2/CM1/CM2 invitées ont reçu leurs récompenses.

Le 1er prix est une visite contée de la Bibliothèque nationale de France à Paris. Il a été remis à la classe de CM1/CM2 de Monsieur Cyril Ferville, de l’École Pierre Dohm à Pont-à-Mousson, pour sa nouvelle intitulée Des souvenirs.

Les 2ᵉ et 3ᵉ prix sont une visite de l’ATILF à Nancy, qui ont été remis respectivement à la classe de CM1/CM2 de Madame Marie Iacono, de l’École Charlemagne à Nancy, pour sa nouvelle On s’amusait si bien ! et à la classe de CM1/CM2 de Madame Frédérique Villetard, de l’École de Lesménils, pour sa nouvelle Conversations.

 

Accueil des lauréats des 2ᵉ et 3ᵉ prix du concours à l’ATILF

L’ATILF a accueilli mardi 30 juin 2026 les 2 classes lauréates des 2ᵉ et 3ᵉ prix : la classe de CM1/CM2 de l’École Charlemagne à Nancy et la classe de CM1/CM2 de l’École de Lesménils.

Un parcours a été organisé lors de cette matinée afin de faire découvrir notre laboratoire de recherche, spécialisé en sciences du langage. Les élèves accompagnés de leurs professeures des écoles et des parents-accompagnateurs ont été répartis en 4 groupes et ont découvert à tour de rôle « le monde des mots » dans 4 ateliers.

Les élèves ont également été invités à trouver un mot mystère en complétant un texte à trous avec des mots clés à découvrir tout au long de leur visite.

À cette occasion, Séverine Behra, enseignante-chercheuse à l’Université de Lorraine – Inspé, membre de l’axe de recherche ATILF Didactique des langues et sociolinguistique (Spécialité : didacticienne du plurilinguisme et des langues-cultures) et Cristina Diego Pacheco, enseignante-chercheuse à l’Université de Lorraine, UFR SHS, membres de l’axe de recherche ATILF Diachronie (Spécialité : lexique musical), ont été interrogées sur leur intervention :

Quelle a été votre démarche de médiation scientifique ?

Séverine Behra : Le laboratoire est associé au concours de la Nouvelle de la Classe depuis une quinzaine d’année et nous avons accueilli pour cette 17e édition deux classes de cycle 3. Les enseignantes en responsabilité de ces classes ont déjà eu l’occasion de venir au laboratoire avec leur classe pour des précédentes éditions. L’implication de ce jeune public au cours de la matinée que nous partageons avec eux se passe en deux temps. Dans un premier temps, il s’agit de rendre accessible des éléments d’information et de présentation de l’unité et des activités scientifiques qui s’y déploient. Un laboratoire en SHS pourrait a priori ne pas avoir grand chose à « montrer » mais le grand public est loin d’imaginer tout ce qu’il se passe dans ce type de laboratoire et tout ce que recouvrent les sciences du langage. Depuis deux ans, nous préparons cette présentation en mobilisant les œuvres des auteurs et autrices président.es du concours, ce qui vise à créer une unité avec les enjeux du concours, et en terme d’aboutissement, cela permet également de mettre en scène en quelque sorte la dernière étape de ce concours – projet qui a motivé les élèves tout au long de leur année scolaire. Après ces éléments d’introduction, les élèves sont impatient.es de bouger, et de participer aux différents ateliers prévus. Les ateliers sont courts et la dynamique de rotation des groupes permet malgré tout aux élèves d’approcher plusieurs questions qu’ils n’ont pas toujours le temps de se poser en classe, de même qu’on n’a pas le temps d’aborder en une matinée toutes les thématiques de recherche explorées par les équipes du laboratoire. Chaque classe est partagée en deux groupes pour permettre au plus grand nombre de participer et de s’impliquer dans les ateliers. L’atelier est participatif et repose sur l’engagement des élèves à partir de ce qu’ils savent déjà et ce qu’ils peuvent interroger facilement.

Cristina Diego Pacheco : Lors de cet atelier, j’ai proposé aux élèves de découvrir que les mots de la musique racontent aussi une histoire. Ma démarche de médiation scientifique consistait à partir de termes concrets et familiers (les noms d’instruments de musique) pour montrer que le vocabulaire évolue au fil du temps, des usages et des échanges entre les cultures. À travers quelques exemples d’instruments anciens et modernes, j’ai voulu amener les élèves à observer que certains mots ont disparu, que d’autres ont changé de sens ou de forme, tandis que de nouveaux termes sont apparus avec l’invention de nouveaux instruments. L’objectif était de leur faire comprendre que la langue est vivante et qu’elle conserve les traces de l’histoire des techniques, de la musique et des contacts entre les peuples.

 

Qu’avez-vous voulu partager avec les élèves dans votre atelier ?

SB : Je leur propose dans mon atelier de partager quelques réflexions à partir de ce qu’ils connaissent déjà et des langues qu’ils pratiquent, plus ou moins, à l’école ou en dehors. Mon objectif est de leur faire prendre conscience et d’apprendre à observer le fonctionnement des langues-cultures autour de la notion d’emprunt. Nous avons observé en particulier cette année que d’autres langues, proches ou plus éloignées, empruntent également des mots ou des expressions à la langue française. Les programmes de l’éducation nationale pour le cycle 3 prévoient d’aborder la notion d’emprunt pour l’étude du français. Les emprunts ne se font pas à sens unique, les mots voyagent bien sans frontières, et les élèves possèdent déjà bien tout un répertoire qui leur permet d’avoir un grand nombre de repères utiles au développement de leurs compétences en langues-cultures.

CDP : L’atelier reposait sur l’observation, les échanges et le jeu de la comparaison. Les élèves étaient invités à deviner l’origine ou la signification de certains noms d’instruments et à établir des liens entre les mots et les objets qu’ils désignent. Cette approche visait à montrer que la recherche sur les mots permet de mieux comprendre notre patrimoine linguistique, culturel et musical.

 

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Présentation des ateliers

ATELIER 1 : Rêves des quatre coins du monde …

Séverine Behra | Enseignante-chercheuse à l’Université de Lorraine – Inspé, campus de Maxéville | Membre de l’axe de recherche ATILF : Didactique des langues et sociolinguistique | Spécialité : didacticienne du plurilinguisme et des langues-cultures.

Une romancière, un peintre, un poète, une actrice. Ils sont quatre, les Dupin. « À nous la vie d’artiste ! » est le cri de cœur des jeunes Dupin. Ils sont romantiques, mais au fond de quoi rêvent-ils ?
Et vous, vous rêvez aussi ? Partons au pays des rêves. Explorons ensemble ces nouveaux pays et tout ce qu’on y partage : on se prête des mots, on adore aussi échanger des mots, en emprunter peut-être.
Un emprunt est un mot qu’on utilise dans une langue, sans le modifier ou presque, alors qu’il vient d’une autre langue. Les emprunts, c’est quelque chose d’important dans l’histoire d’une langue, car ils reflètent les guerres, les voyages de colonisation, les relations culturelles, économiques, artistiques, etc. entre les peuples. Les langues se prêtent donc des mots. Toutes les langues sont vivantes et évoluent. Tout est possible, le pays des rêves n’attend plus que vous !

 

 Mots clés : mot, emprunt, langues-cultures.

 

ATELIER 2 : Voyage dans un labyrinthe de livres

Dominique Schloupt | Documentaliste CNRS | Responsable du centre de documentation Michel Dinet | Spécialité : documentaliste.

Qu’est-ce qu’un documentaliste ? Un quoi ? Vous allez tout d’abord découvrir ce métier, puis son univers à travers un labyrinthe d’étagères avec des dictionnaires, des ouvrages scientifiques, des œuvres littéraires et enfin, cachée dans un endroit secret, l’histoire de la langue française à travers les âges avec des vieux, très vieux livres : Trévoux, Calpini, Académie française
Ce site unique se trouve à Nancy. Ce lieu mystérieux pour certains, qui se dévoile aujourd’hui devant vous, a un nom : il s’appelle le centre de documentation Michel Dinet, situé à l’ATILF. Comme toutes les forteresses, la nôtre celle du savoir, possède une salle d’archives dans les sous-sols. Nous pourrons terminer notre voyage au pays du Trésor de la Langue Française (TLF) par là.

 

 Mots clés : documentaliste, livre, archives, langue française, livres anciens, collections.

 

ATELIER 3 : L’histoire des mots, les mots ont toute une histoire en musique !

Cristina Diego Pacheco | Enseignante-chercheuse à l’Université de Lorraine | Membres de l’axe de recherche ATILF : Diachronie | Spécialité : lexique musical.

Cet atelier propose une animation autour de l’histoire des mots. Pour ce faire, j’ai choisi un vocabulaire de spécialité, celui de la musique. Je vous propose une activité autour de l’évolution des termes musicaux en nous intéressant plus précisément aux instruments de musique. L’objectif de cette activité consistera à découvrir le mot ancien d’un instrument par rapport au mot actuel d’une manière ludique et tout en visualisant les différences entre les instruments anciens et modernes.
Mon envie est aussi de vous sensibiliser aux travaux de recherche du laboratoire ATILF dans lequel je travaille, et, plus particulièrement, à ceux développés par des chercheurs diachroniciens, des musicologues comme je suis.
Diachro … comment ? Diachronicienne ou diachronicien qui sont des chercheuses ou des chercheurs qui travaillent sur l’histoire de la langue (lexicologues, lexicographes, grammairiens, etc.). Allez, hop en avant pour la découverte de l’histoire des mots de la vie quotidienne et aussi des mots utilisés en musique.

 

 Mots clés : musicologies, langue française, histoire, diachronie.

 

ATELIER 4 : Les personnages de votre nouvelle font les marionnettes !

Hélène Erikson | Doctorante à l’Université de Lorraine | Membre de l’axe de recherche ATILF : Didactique des langues et sociolinguistique | Spécialité : didactique de l’anglais : pratiques artistiques.

Que pensez-vous de faire jouer votre nouvelle par des marionnettes ? Derrière le castelet, petit théâtre construit pour les marionnettes, hop, on gante nos marionnettes et on expérimente pour voir comment adapter votre texte pour que ces drôles d’objets racontent l’histoire que vous avez écrite !
Les marionnettes, ça peut faire rire et pleurer, et ça peut aussi faire réfléchir. Et ça peut même être un sujet de recherche ! Prêts à être scénaristes et artistes marionnettistes ?

 

 Mots clés : adaptation, texte, théâtre de marionnettes, manipulation.

 
 

Qu’est-ce que le concours régional d’écriture La Nouvelle de la Classe ?

a) Les élèves des classes de CM1 et CM2 de la région sont invitées à écrire collectivement une nouvelle en poursuivant au choix l’une des premières phrases de chacun des 2 tomes de Francoeur (L’école des loisirs), saga des présidentes de cette édition, Marie-Aude Murail et Constance Robert-Murail.
Ces textes, déclencheurs d’écriture, ont été découverts le vendredi 12 septembre 2025 lors de l’inauguration du salon Le Livre sur la Place.
 
b) Les élèves des classes de CM1 et CM2 de la région sont invitées à imaginer un mot-valise composé à partir de deux mots issus de la nouvelle écrite par la classe, accompagné de sa définition et de son illustration.

Qu’est-ce qu’un mot-valise ?
C’est une création verbale insolite formée par l’amalgame de plusieurs mots existant dans la langue, ne conservant que la partie initiale du premier et la partie finale d’un autre.

 

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Juillet 2026 | © ATILF | Photos DBJ & LG, ATILF